• Un scandale n’est jamais très loin

    Le  1er décembre a marqué le début de l’exposition « Tenue correcte exigée : Quand le vêtement fait scandale » qui se tient au musée des Arts Décoratifs (Paris) jusqu’au 23 avril 2017.

    Un scandale n’est jamais très loin

    Le titre, assez explicite, nous plonge directement dans le vif du sujet, à savoir la question d’un vêtement conforme à la bienséance et à l’émulsion qu’il peut créer dans le cas contraire = UN SCANDALE !!

    Cette exposition revient à travers des peintures, caricatures, accessoires et vêtements sur différents scandales qui ont marqué les sociétés, du XIVe siècle jusqu'à nos jours. Grâce aux thèmes proposés, on apprend donc par exemple que Marie-Antoinette est à l’origine d’un chahut avec le tableau La Chemine à la reine  de Vigée-Lebrun et renvoie à l’idée que la chemise, vêtement du quotidien aujourd’hui, formel et plutôt chic, était à l’époque un habit du dessous qu’on ne montrait pas. Bien plus connu, le pantalon, qui était interdit aux femmes jusqu’en 2013 (selon la législation française), va réussir à se démocratiser avec Chanel, Yves Saint Laurent et les actrices américaines et ainsi participer à l’émancipation des femmes. 

    Un scandale n’est jamais très loin

    Elisabeth Vigée-Lebrun, La Chemise à la reine, 1783

     

    Plus de 400 pièces sont à découvrir pour le plus grand plaisir des visiteurs. Devenus pendant un temps un scandale dans les bonnes mœurs d’une époque, les vêtements ont permis de marquer une rupture, de libérer le corps de la femme ou encore de questionner la façon de voir les choses et de remettre en cause les idées reçues et préjugés. 

    Enfin cette exposition permet de s’interroger sur notre condition actuelle : Sommes-nous réellement libre de pouvoir porter ce que bon nous semble ? Avec le culte de l’image qui est né de l’avènement des médias sociaux, nous sommes influencés par les diktats de quelques personnes, des effets de mode mais aussi de codes qui répondent à l’âge que nous avons, à notre physique ainsi qu’à la société.

    « Fuir ce regard, faire exprès de s’affranchir des codes, des modes, des usages et des morales en cours, c’est bien souvent montrer que l’on est encore et toujours dépendant. La liberté vestimentaire est une illusion » analyse Michel Pastoureau.

    Marie 


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