• La valse des créateurs

    Aux premières heures de 2013, la fin tant attendue n’a pas eu lieu, mais pourtant, le petit monde de la mode est ressorti tout chamboulé de cette année 2012. En effet, 2012 a été l’année de tous les changements dans les maisons de mode : de nombreuses marques ont changé de directions artistiques et ce ne sont pas uniquement les étiquettes qui vont changer. Un nouveau directeur artistique, c’est synonyme de nouveau créateur, mais cela implique aussi bien souvent une nouvelle équipe, un nouveau style, de nouvelles boutiques, de nouvelles collections et aussi de nouveaux clients.

    « La nature même de la mode, avec son marché qui change à chaque saison, soulevait divers problèmes. Certains créateurs font faillite, d’autres changent de maison. La mode ne cesse de se réinventer. (…) La mode a le potentiel de créer des emplois où de nombreuses personnes auront la possibilité de s’exprimer. »

    Terry Jones, 100 Contemporary Fashion Designers 

    L’arlésienne du début 2012, c’était bien sur l’hypothétique remplaçant de John Galliano chez Dior, couturier-star tombé du ciel après un dérapage médiatique de trop. Après une attente devenue insupportable pour tous les fashionistas, c’est finalement le discret Raf Simons qui a emporté les faveurs de la maison « qui fait rimer Dieu et Or ».  Le jeu des spéculations a recommencé en fin d’année avec le départ annoncé de Nicolas Ghesquière, (ancien) jeune créateur prodige qui a su réveiller la maison Balenciaga, première d’une longue lignée de belles endormies à la recherche de leur prince charmant. Le groupe PPR, propriétaire de la marque et grand recruteur du mercato des créateurs, a sitôt fait d’annoncer l’arrivée d’Alexander Wang chez Balenciaga, alors qu’il pouvait déjà se targuer du transfert juteux qu’il vient de signer avec Hedi Slimane en lieu et place de Stefano Pilati dans la fraîchement renommée maison Saint Laurent Paris.

    Le match Dior contre Saint Laurent qui s’en est suivi semblait plutôt être un combat entre deux grands groupes du luxe plutôt qu’entre deux styles de création. Entre temps, deux autres grandes institutions françaises entrent dans la danse : Sonia Rykiel a vendu 80% de sa marque à un groupe chinois (qui nomme un nouveau directeur artistique, le confidentiel Geraldo da Conceicao, à la tête de la marque) et Jean-Paul Gaultier est racheté par le catalan Puig.

    Avec de tels bouleversements dans la grande famille de la mode et des créateurs, la question qui se pose serait-elle donc plutôt d’ordre financière que créative ? Recherche-t-on davantage un directeur qu’un créateur ? Les créateurs sont-ils voués à vendre leurs noms ? Qu’est-ce que tous ces changements impliquent pour une mode qui se veut être un reflet de l’air du temps ? L’année 2012 serait-elle donc, une fois de plus, l’année du changement ?

     

    C’est autour de toutes ces questions et bien d’autres que débattront les étudiants de l’Université de la Mode lors du Café de la Mode du 8 janvier 2013 au Café de La Cloche, à partir de 18h30.

     

    La valse des créateurs

     

    Texte : Julien Lambea


  • Commentaires

    1
    Jeudi 27 Juin 2013 à 12:34

    Top! Dans le meme style allez voir sur www.lesbacheliers.fr

    2
    Jeudi 27 Juin 2013 à 12:35

    Top! Dans le meme style aller voir sur www.lesbacheliers.fr

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