• Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

    Partie I : Londres

    Cela fait maintenant plusieurs années que la Fashion Week Anglaise mène les débats et transmet son énergie créative au reste des capitales de mode. Et celle-ci n’a pas dérogé à la règle. Commençons avec les deux révélations de cette Fashion Week. 

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

    La créatrice qui s’est faite remarquer est Martine Rose, avec son style un peu ringard mais diaboliquement efficace. Le stylisme est juste avec des pantalons remontés ou des tailles trop grandes. La marque surfe sur le tsunami Vêtements et ça fonctionne.

     

                  Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

    L’autre maison qui a fait parler d’elle se nomme Cottweiler. Au menu : un mélange de technique et d’équipements d’outdoor à la sauce londonienne. A noter que le duo qui a fondé la marque en 2011, Matthew Dainty et Ben Cottrell, a remporté le prix Woolmark International le 23 janvier dernier. 

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.     Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

    Parmi les défilés artistiques les plus attendus, nous retrouvons Craig Green et JW Anderson.

    Le premier, qui travaille en étroite collaboration avec Comme Des Garçons depuis sa création il y a 3 ans et qui vient d’être couronné du prix du meilleur créateur de l’année en Angleterre, a une nouvelle fois signé une collection des plus remarquables. Avec des inspirations venues du monde marin, de l’Orient et des inspirations médiévales, Craig Green a étalé son talent artistique à l’heure où très peu de marques ne se copient pas l’une sur l’autre et ça fait du bien. A relever ici :  la maîtrise des couleurs. 

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

    Le second n’est plus à présenter, JW Anderson nous a montré une collection assez intéressante. Toujours dans son style très androgyne et esthète, le knitwear ainsi que les fleurs sont au rendez-vous. On notera le vieillissement de la cabine, normalement beaucoup plus jeune. Le créateur décrit sa collection comme « des chevaliers païens dans des armures brillantes ». 

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.     Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

    La technicité a aussi été un topic utilisé par de nombreuses maisons londoniennes. Mis à part Cottweiler que nous avons vu précédemment, trois marques se sont distinguées.

    La première commence à être bien connue du monde de la mode : Christopher Reaburn. Sa collection est constituée à 30% de matière recyclée. Les inspirations militaires sont nombreuses et nous avons l’agréable surprise de découvrir une collaboration avec Eastpak.

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.                Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris. 

     

    Ensuite nous avons la marque Kiko Kostatinov, soutenue par Newgen, ce créateur bulgare à suivre de très près. Il a merveilleusement réussi le mélange de l’univers workwear avec le techwear. Il signe lui aussi une collaboration mais avec la marque anglaise Macintosh.

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.   Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

    Enfin le dernier, ou plutôt la dernière, est la créatrice chinoise Feng Chen Wang. Elle s’est intéressée au vêtement technique en le déconstruisant et en le travaillant avec des couleurs novatrices. Les proportions se sont vues agrandies et l’asymétrie a pris place dans ses collections pour ainsi former des armures du XXIème siècle.

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

    Cette notion de protection et de combat est assez présente dans toute les Fashion Week. A Londres, plusieurs designers ont revendiqué leur mécontentement face au Brexit et à Trump comme Craig Green par cette armure, Christopher Shannon par ce trompe l’œil avec Loss à la place de Boss. Chez Daniel W. Fletcher on retrouve des patchworks de « confiance brisée » et chez Matthew Miller un équipement de combat. Entre tous ces symboles et codes, la résistance s’organise à Londres.

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.

     

     

    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.    Bilan Fashion Week Masculine : Londres, Milan Paris.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :