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    Mode d’ici, créateurs d’ailleurs au Musée de l’Histoire de l’Immigration

    PAR :  Alice CHERRY 

    EXPOSTION : Fashion Mix  Mode d’ici, créateurs d’ailleurs au Musée de l’Histoire de l’ImmigrationDu 9/12/2014 au 28/06/2015

    Tarif : gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche du mois

     

    Classés par pays d’origines, les créateurs et artisans de tous horizons, ont tous travaillé à Paris et écrit l’histoire de la mode française, de la fin du XIXème siècle à nos jours.

    Les différents « pôles », qui juxtaposent des pièces de créateurs de même origine, permettent d’observer et d’analyser les similitudes et les distinctions qui émanent de leur travail. Les anglais Vivienne Westwood et John Galliano, se réfèrent de manière récurrente à l’histoire du costume et mélangent cela à une extravagance sexy et rebelle qui semble représentative de l’Angleterre.

    Chacun apporte les techniques, couleurs et formes de son pays et enrichit ainsi la Haute Couture française, comme Cristobal Balenciaga en amenant ses volumes démesurés et ses couleurs flamboyantes aux inspirations hispaniques. Six broderies de la maison russe Kitmir, entre 1922 et 1928, sont présentées et témoignent du savoir-faire des artisans brodeurs de l’est de l’Europe. 

    D’autre part, il y a des interactions entre créateurs d’origines différentes. Le fameux Pleats Please d’Issey Miyake, que l’on retrouve sur une robe multicolore de l’exposition, n’est pas sans rappeler les plissés de l’espagnol Mariano Fortuny figurant également dans Fashion Mix. La japonaise Rei Kawakubo collabore avec Oyama Ricardo Isumi, un artiste italo-japonais, qui apporte un peu de son histoire à la robe tags.

     

    EXPOSTION : Fashion Mix  Mode d’ici, créateurs d’ailleurs au Musée de l’Histoire de l’Immigration

     

    D’autre part, certain des créateurs choisis, ont révolutionné le rapport à la mode en remettant en question les concepts établis. Certaines pièces emblématiques de ces nouvelles réflexions nous sont présentées, comme les célèbres robes de l’espagnol Paco Rabanne. Ce dernier a remis en cause dès le début des années 1960 la définition du vêtement purement textile avec assemblage par couture, en fabriquant des vêtements constitués des pièces métalliques ou plastiques, fixées les unes aux autres par des rivets. D’autres encore, comme les japonais Issey Miyake et Yohji Yamamoto ont littéralement fait scandale en présentant des pièces aux formes aléatoires, comme inachevées, faisant réfléchir sur la visée conceptuelle du vêtement et lui conférant une dimension plastique, presque sculpturale.

    Enfin, sont exposés, des documents incroyables et incongrus comme la demande de nationalisation de l’italienne Elsa Schiaparelli en 1921.  ß-

    EXPOSTION : Fashion Mix  Mode d’ici, créateurs d’ailleurs au Musée de l’Histoire de l’Immigration

     

    Pour vous documenter autour de l’exposition, voici une interview d’Alexandre Samson, responsable des recherches au Palais Galliera.  

    EXPOSTION : Fashion Mix  Mode d’ici, créateurs d’ailleurs au Musée de l’Histoire de l’Immigration


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    Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais

      

    PAR: Cécile CLAUDEL 

     

    BALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLEDu samedi 18 avril au lundi 31 août 2015

    Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais

    C’est pour célébrer les 120 ans de la naissance de Cristobal Balenciaga que la Cité Internationale de la dentelle et de la mode de Calais lui consacre une exposition. Elle y réunit des pièces françaises mais également de nombreuses tenues faites dans ses trois maisons espagnoles à Saint-Sebastien, Madrid et Barcelone. Près de 75 robes, accessoires et croquis y présentent le travail d'exception du couturier sur la dentelle.

     

    Le créateur espagnol apprit la couture des mains de sa mère qui travaillait pour les familles influentes de la région. C’est grâce au goût exquis de la marquise de Casa Torres et de sa magnifique garde-robe qu’il découvrit le monde du raffinement qui caractérise si bien les élites culturelles européennes.

     

    Il voue une véritable passion pour la dentelle, à laquelle il consacre toute sa vie. En détails, en accessoires ou en empiècements plus importants, il l’utilise sous toutes ses formes et en jouant sur les motifs, les couleurs mais aussi sur les utilisations : robes de cocktails, blouses, étoles, … Balenciaga a exploré toutes les manières d’employer la dentelle et en a magnifié les caractéristiques.

     

    BALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLE

    BALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLEBALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLEBALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLE

    BALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLE

     BALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLEBALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLEBALENCIAGA MAGICIEN DE LA DENTELLE 

    Il habille les têtes couronnées d’Europe et les élégantes du Paris d’après-guerre avec ses robes sac, baby doll ou à dos basculé.

    Pour certains modèles datés entre 1950 et 1960, plusieurs mannequins ont dû être spécialement créés sur mesure pour correspondre au mieux aux courbes de l'époque et mettre en valeur les tenues exposées.

    Coupe magistrale, sens des couleurs, théâtralité, perfection du travail, l’exposition dévoile les grandes caractéristiques de l’art du couturier saluées dès sa première collection parisienne en 1937.

    Cette exposition rappelle aussi le nom des fabricants de dentelle tels que Marescot, Dognin, Brivet, et permet de redécouvrir des matériaux oubliés comme la dentelle de laine ou des techniques telles les créponnées. Comme le montrent aussi des échantillons de dentelle, les motifs étaient fréquemment peints à la main, ou rebrodés par de célèbres maisons telles que Lesage et Rébé. Quant aux tulles, dentelles sans motifs, ils pouvaient être brodés, imitant les points d’Angleterre, ou ornés de rubans de gazar simulant les dessins de la dentelle.


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  • Galerie de Photographies : Qu’est-ce-que la photographie ?Au Centre Pompidou

    4 mars 2015 – 1er juin 2015

    « La première question posée dans cette exposition est Que reste-t-il lorsque tout a déjà été photographié? »

    Par : Justine Sevat

    Lorsque des décennies d’enregistrements photographiques semblent avoir épuisé tous les sujets, l'ensemble des mises en scène imaginables et la totalité des angles de vues possibles ? Que reste-t-il lorsque le réel semble exténué à force d'avoir été dupliqué? Il reste la photographie.

    Cette exposition en entrée libre du 4 mars au 1er juin 2015 à Beaubourg nous fait l'éloge de cet art très longtemps non considéré comme tel. 

    Le centre Pompidou a choisi alors de nous exposer le sujet de toutes ses interrogations à travers 80 œuvres et documents, traversant à la fois l'histoire de la photographie et les œuvres de grandes figures de l'art moderne et contemporain.

     

    Depuis les années 1920, les artistes questionnent le médium photographique lui-même pour tenter de comprendre sa qualité ou sa spécificité. Les artistes du pop art, de l'art conceptuel et du postmodernisme ont poussé plus loin cette interrogation de la photographie elle-même. Des années 1920 jusqu'au début du 21ème siècle, de Man Ray à Jeff Wall, en passant par Ugo Mulas, l'exposition réunit de nombreuses œuvres de ces artistes qui ont toutes en commun de poser la même question : "Qu'est-ce-que la photographie?"

    Pendant près d’un siècle, artistes et théoriciens ont tenté de définir l’ontologie du médium photographique, c’est-à-dire son essence même. La diversité tant formelle que conceptuelle des œuvres montrées dans l’exposition témoigne qu’à la question « Qu’est-ce que la photographie ? », on ne peut apporter une unique réponse.

    Ainsi, derrière un titre qui fait mine de s'inscrire dans la tradition des tentatives de définitions de la photographie, l'exposition en propose plusieurs.

     

    Galerie de Photographies : Qu’est-ce-que la photographie ?


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    EXPOSITION : Jeanne LanvinAu Palais Galliera du 8 mars au 23 août 

    PAR : Typhaine BEHIER 

    Le Palais Galliera présente du 8 mars au 23 août 2015, la première rétrospective parisienne consacrée à l’une des plus grandes figures de la Haute Couture, Jeanne Lanvin. Celle-ci a été réalisée en étroite collaboration avec Alber Elbaz, l’actuel directeur artistique de la maison mais aussi avec le mécénat de Swarovski. En effet, pour cette maison il était important de soutenir les projets permettant de mettre en lumière un patrimoine exceptionnel. La maison Lanvin apparaît alors comme une évidence car dès 1920, la créatrice brodait des cristaux sur ses robes du soir.

     

    Cette exposition présente une centaine de modèles provenant des fonds du Palais Galliera et de la maison Lanvin. Cette maison iconique est la plus ancienne maison de couture encore en activité aujourd’hui. Nous pouvons également y voir des dessins, des croquis, des cahiers de dessins, des lettres, des photographies et des vidéos. Nous pouvons également admirer des flacons de parfums. Cela permet de se rendre compte que tous les codes constituant une maison de couture sont en place chez Jeanne Lanvin dès le début du xxe siècle.  Sa fille était omniprésente dans sa vie et nous le percevons dans cette exposition. Elle avait un rôle de muse très important.

    Alber Elbaz ne souhaitait pas suivre un parcours chronologique mais un parcours « ressentie, aimer, admirer, touche le coeur des visiteurs avec la beauté de ces vêtements et finir l'exposition comme sur un petit nuage". Le but de l’exposition n’est pas de « savoir » mais de « sentir » Jeanne Lanvin. Le directeur artistique joue sur la présence des miroirs afin d’admirer les robes sous toutes les coutures. Cela nous permet d’en analyser chaque détail, comme les coutures, les rubans, les broderies, etc.

    EXPOSITION : Jeanne Lanvin

    EXPOSITION : Jeanne Lanvin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les vêtements semblent légers. Nous retrouvons les styles grecs conique et dorique. En effet, Jeanne Lanvin aimait travailler plus particulièrement les épaules et les hanches dans ses créations, notamment par la broderie. Les formes sont voluptueuses. Ses créations sont hors du temps. La créatrice joue des contrastes entre le classicisme français avec des robes d’inspirations xviiie et de l’Art Déco. De plus, elles sont d’un grand modernisme et inspirent les créateurs d’aujourd’hui. L’esprit de Jeanne Lanvin résonnera encore longtemps dans celui des créateurs contemporains.

    EXPOSITION : Jeanne Lanvin

     

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    PAR :  Alice CHERRY

     

    Albert Elbaz et Olivier Saillard, le directeur du Palais Galliera, ont réuni les fonds du musée de la mode et les archives de la maison Lanvin pour raconter son histoire du temps de sa créatrice et donner à voir le style et l’identité créé par Jeanne Lanvin.

    Au début simple apprentie coursier chez un modiste, celle que l’on surnommait alors « l’omnibus » à cause de sa rapidité remarquable, a fondé à 22 ans seulement la plus ancienne maison de couture française qui perdure encore aujourd’hui. Après avoir ouvert sa boutique de chapeaux, c’est la naissance de sa fille unique Marguerite qui l’a décide à  dessiner et confectionner des robes, d’abord pour petites filles, puis très vite pour femmes. Sa fille restera toujours pour elle la première inspiratrice de son travail. Cet amour fusionnel donnera notamment naissance à l’emblème de la maison, reprenant la mère et la fille, dessiné par Paul Iribe. La maison Lanvin connaîtra une réussite et une notoriété pratiquement immédiate et comptera dès 1914, milles ouvrières et trois ateliers de broderie. Plus qu’une maison, Jeanne Lanvin a bâti un univers complet, cohérent et singulier en créant différents départements (petite fille, mode femme, mode homme, chapeaux, lingerie, fourrure…), mais aussi en pensant avec l’aide d’Albert Armand, le décor de ses boutiques, style Art déco et en utilisant de manière pérenne ce fameux bleu Quattrocento, jusqu’à ses cartons d’invitation aux défilés. Sophie Grossiord, conservatrice générale au Palais Galliéra explique :

    «  tout ce qui constitue une maison aujourd’hui et déjà en place chez Jeanne Lanvin très au début du siècle ». En effet, « Lanvin Décoration » naîtra en 1920 et la ligne « Lanvin parfums » en 1925.  

    De ses voyages et de son amour pour l’art (l’impressionnisme mais aussi la Renaissance italienne, notamment Fra Angelico, dont elle réinterprète les tuniques bleues des Anges), elle a tiré un répertoire de luxuriantes broderies orientalistes, d’applications textiles audacieuses et de nuances profondes, tout à fait particulier. Ce « mix and match » de détails d’ornements est focalisés sur des points précis (manches, taille, épaules, poignets, poches...) et mêlé à des formes le plus souvent sobres et longilignes. Les robes de styles aux formes XVIIIème, qui reprennent la géométrie et le graphisme qui signe le style et l’époque de la créatrice, ont un succès incroyable, et seront portées par des actrices comme Cécile Sorel et Yvonne Printemps. Jeanne Lanvin collaborera également avec le monde du spectacle, qu’elle affectionnait, en élaborant les costumes du film « Les enfants du Paradis » de Marcel Carné en 1945, puis ceux des pièces de Sacha Guitry. Ses créations disent de Jeanne Lanvin, qu’elle était une femme extrêmement rigoureuse et méticuleuse, dont le travail, le goût et la compréhension du monde moderne, a permis de créer l’élégance à la française des années folles 

    EXPOSITION : Jeanne Lanvin

     Images: www.bullesdemode.com 

    EXPOSITION : Jeanne Lanvin

      

    Pour vous documenter autour de l’exposition, voici une vidéo de Jeanne Lanvin dans les ateliers, une interview d’ Olivier Saillard ainsi qu’une explication de Sophie Grossiord

    EXPOSITION : Jeanne Lanvin

    EXPOSITION : Jeanne Lanvin

     


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  • FashionUnited est la plateforme en ligne destinée aux professionnels de la mode. Elle est la seule organisation indépendante présente à travers le monde. Un de ses principaux objectifs est de relier entre eux tous les professionnels de l’industrie de la mode, en leur apportant l’information dont ils ont besoin. En étant active dans plus de 15 pays, FashionUnited réussit à atteindre chaque mois plus d’ 1.6 millions de personnes travaillant dans l’industrie de la mode.

    Son but ? Rendre la mode plus accessible, et le faire d’une façon fun et efficace. FashionUnited propose chaque jour l’actualité complète du monde de la mode, les dernières offres d’emploi de l’industrie dans plus de 25 pays, un calendrier des principaux fashion shows dans le monde ainsi que les statistiques et analyses du secteur. En connectant ensemble les professionnels du monde de la mode, FashionUnited permet la création d’un environnement basé sur la confiance, où les employés de l’industrie peuvent librement s’informer, entrer en contact les-uns-les-autres, et se développer.

    Pour FashionUnited, soutenir les nouveaux talents de l’industrie de la mode est quelque chose de primordial ; c’est pour cela qu’elle a créé Fashion Education Network.  Cette plateforme apporte aux futures générations de professionnels de la mode toutes les clés dont ils ont besoin pour se lancer dans leur carrière fashion de la meilleure des façons.

    FashionUnited a récemment mis à jour son site internet. Ce nouveau design s’applique à toutes les versions de la page et est ainsi disponible dans chaque pays où la compagnie est active. Jetez-y un oeil, et appréciez le nouveau design de FashionUnited.


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  • PAR :  Karim BELKACEM 

      

    Les étudiants de Master 2 de l’Université de la Mode ont délivré ce vendredi le Grand Prix du Livre de Mode 2015 à la bibliothèque municipale de la Part Dieu. Un événement rythmé par quatre conférences et discussions autour du livre de mode.

    Depuis 20 ans l’Université de la Mode et Modalyon organisent un prix littéraire étudiant où une dizaine d’ouvrages concourent pour remporter le Grand Prix du Livre de Mode. Un prix symbolique décerné par des étudiants en dernière année de cursus Mode qui ont eu dix semaines pour lire et apprécier la sélection. Parmi celle-ci, Histoire Culturelle de la Mode, Fashion Mix, Mode & Travaux et Tatoueurs Tatoués ont été présentés autour de différentes tables rondes permettant de répondre aux questions des étudiants et d’ouvrir une discussion avec les auditeurs présents.

    Les conférences débutent avec Carlo Marco Belfanti, chercheur et professeur en économie à l’université de Brescia en Italie qui nous explique pourquoi avoir écrit Histoire Culturelle de la Mode. Un livre qui ne relate pas seulement des faits historiques mais qui prend en compte le caractère culturel et sociologique que peut avoir la mode. Fier de notre patrimoine européen, Carlo Marco Belfanti nous prouve que d’autres civilisations ont aussi leur propre culture de mode et ont contribué au rayonnement de la mode occidentale.

    La deuxième table ronde accueille Aude Pessey-Lux, directrice du Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration. Elle nous parle de l’exposition Fashion Mix qui se déroule actuellement au Palais de la Porte Dorée à Paris, qui souhaite mettre en lumières des créateurs issus de l’immigration et qui ont eu une renommée mondiale dans le domaine de la haute couture. Une initiative qui donne lieu à un ouvrage présentant de multiples chefs d’œuvres de la création textile et qui souhaite réunir des publics différents afin de changer les regards sur l’immigration.

    Notre troisième intervenante, Elodie Lantelme est l’une des deux auteures de l’ouvrage Modes & Travaux avec Patricia Wagner. Un recueil traitant du plus ancien magazine encore disponible en kiosque aujourd’hui. Un magazine qui portait une vision particulière de la femme entre classicisme et douce modernité, empreint de l’homme Edouard Boucherit qui fut son fondateur en 1919. Un homme complexe, doté d’une certaine ouverture d’esprit portant toujours le souci de ce qu’il présente à sa lectrice avec des conseils pour être une bonne ménagère et des travaux manuels de couture. Une ligne éditoriale assez désuète de nos jours, et qui n’est d’ailleurs plus d’actualité, à l’exception des travaux manuels qui se tournent vers le DIY.

    L’après midi se termine par l’intervention d’Anne & Julien, auteurs de Tatoueurs Tatoués, deuxième catalogue de la sélection qui reflète une exposition encore d’actualité au Musée du Quai Branly à Paris. Un ouvrage qui nous permet d’avoir une autre vision sur le tatouage aussi bien de part son histoire, sa culture et ses différentes mouvances et qui porte la volonté de mettre la relation humaine au cœur de cette pratique qui a touché toutes les civilisations. Les étudiants du master 2 ont été totalement séduits par Tatoueurs Tatoués et lui décernent, le Grand Prix du Livre de Mode 2015.


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    PAR : Typhaine BEHIER 

     

    Déboutonner la modeActuellement au Musée des Arts Décoratifs de Paris et jusqu’au 19 juillet se tient une exposition intitulée « Déboutonner la mode ». Cette exposition permet un autre regard sur le bouton. Ce petit objet peut sembler insignifiant alors qu’il est en réalité essentiel sur un vêtement. En effet, un simple bouton peut changer du tout au tout une pièce.

    L’exposition présente des vêtements, mais aussi des photographies de mode, des tableaux, des gravures, des dessins et des boutons dans les vitrines. Nous suivons un parcours chronologique. En effet, les pièces que nous pouvons voir sont datées du xviiie siècle au xxe siècle. Le bouton est le reflet d’une époque et de l’art. Il raconte aussi une histoire et devient bien plus qu’un ornement. Les boutons sont dès le xviiie siècle des œuvres d’art en miniature. Ils sont de véritables objets de parures et pour certains des bijoux car ils peuvent être ornés de pierres précieuses révélant ainsi un vrai travail d’orfèvre. Les boutons présentés sont l’œuvre de différents corps de métiers très variés : orfèvres, joailliers, médaillistes, verriers, céramistes, paruriers pour la haute couture mais aussi des peintres ou des sculpteurs de renom.

     

    Les boutons exposés sont issus de la collection de Loic Allio dont la mère, antiquaire, lui a un jour offert un bouton. De là est née sa passion pour cet objet, ce qui constitua le début de sa collection. Cette dernière a reçu, par la commission consultative des Trésors Nationaux, le titre d’ « œuvre d’intérêt patrimonial majeur ». Chacune des pièces présentées ont été choisies une à une pour leur qualité d’exécution, leur valeur esthétique et leur rareté. Enfin, certains boutons étaient exposés au Salon Première Vision de février dernier à Paris.

     

    Déboutonner la mode


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    EXPOSITION : Chef Décorateur, A la Galerie des Donateurs, Au Musée du cinéma

      

    « Dessins, peintures, maquettes de décors, des Herbes Folles d'Alain Resnais à Pirates de Roman Polanski, l'exposition illustre l'art du décor de cinéma et propose un parcours chronologique retraçant l'évolution du métier de chef décorateur de l'après-guerre à nos jours. Venant de l'architecture, des beaux-arts, de l'illustration ou ayant appris sur le « tas », découvrez le savoir-faire de ces « architectes du rêve ».

    Par : Justine SEVAT

     

    3 décembre 2014 - 3 mai 2015

    L'exposition est consacrée aux dix dernières années d'enrichissement des collections de la Cinémathèque française et présente environ 150 documents illustrant l'art du décor de cinéma en France. Jusqu’au 3 mai 2015, l’exposition propose de découvrir et comprendre le métier de Chef Décorateur. La visite est organisée autour d’un parcours chronologique en trois temps retraçant l'évolution du métier de l'après-guerre à nos jours.

    On peut ainsi d’abord se remémorer l’âge d’or des studios, alors situés autour de Paris comme ceux de Boulogne, Joinville le Pont ou Saint Maurice, qui permettaient aux grands chefs décorateurs comme Max Douy, Léon Barsaq, René Renoux ou encore Alexandre Trauner d’inventer et de construire les décors des plus grands films du patrimoine du cinéma français, comme «Les portes de la nuit».

     

    EXPOSITION : Chef Décorateur, A la Galerie des Donateurs, Au Musée du cinémaLa visite se poursuit vers une période allant de la Nouvelle Vague jusqu’aux années 90, marquée par les nouvelles habitudes de tournage en extérieur et l’évolution des studios parisiens dont nombre d’entre eux disparaissent, victimes de la spéculation immobilière, et d’autres naissent, comme ceux d’Arpajon et de Bry sur Marne, plus fonctionnels, répondant davantage aux nouveaux besoins des réalisateurs et des technologies.  D’ailleurs, c’est aujourd’hui au tour de Bry sur Marne de voir son avenir menacé.

    Enfin, la dernière période donnée à découvrir va de 1990 à nos jours, où la délocalisation des tournages dans les studios des pays de l’Est moins couteux et l’évolution des techniques du numérique ont bouleversé les méthodes de travail des chefs décorateurs. Malgré tout, certains comme Jean Rabasse, William Abello, Anne Seibel, Jean-Marc Kerdelhué et Olivier Raoux perpétuent chacun à leur manière la tradition de cette corporation. Et qu'ils aient étudié l'architecture, les Beaux-Arts, la décoration ou qu'ils soient autodidactes, ils restent pour plusieurs générations encore, les « architectes du rêve ».

     

    Plongez dans cet univers de croquis, maquettes et laissez-vous guider dans des démonstrations surprenantes de créativité, notamment autour du film «Faubourg 36», qui m’a vraiment impressionné, par le réalisme et la technicité des décors en studio.

     

    EXPOSITION : Chef Décorateur, A la Galerie des Donateurs, Au Musée du cinéma


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  • PAR :  Karim BELKACEM 

    L’Université de la Mode et Modalyon ont eu l'opportunité d'accueillir différentes personnalités ayant chacune une approche différente avec la mode, notamment dans son contexte international. Une table ronde qui a permis d'échanger et de découvrir des notions sur une approche globale de la mode à l'international.

    Pour introduire le sujet, Caroline Bianzina, directrice en stratégie Marketing  chez Martine Leherpeur Conseil et professeure associée à l'Université de la Mode, pose la question de la globalisation de la mode en peignant le portrait de trois citadines : l'Angeline, la Shanghaienne et la Parisienne.
     

    Table ronde sur la mode à l'international

    Los Angeles est la ville des nouveaux départs, du cinéma, des excès cadrés et de l'optimisme, l'Angeline s'approprie cette atmosphère, elle adopte le glamour hollywoodien en faisant le lien entre un corps sain et le ''positive thinking''. Chez elle le sport est une évidence, loin de l'esprit bimbo à la Kim Kardashian, elle cultive ''l'effortless glam'' s'inspirant à la fois des people et des contre-cultures. Jeans, ice-tea à la main, son accessoire fétiche est sa voiture. Elle s'habille en Stella Mc Cartney, Marc by Marc Jacobs et Uniqlo. Ses icônes sont Marylin Monroe ou encore Audrey Hepburn, incarnant beauté et fragilité, leur interprétation actuelle serait Carol Lim ou Zooey Deschanel.
     

    Table ronde sur la mode à l'international

    Sanghai est une ville globale, flamboyante et riche. La Shanghaienne est une femme fière, sensuelle et sophistiquée, une femme d'esprit libre et de pouvoir. Elle vit la mode en accélérée, adopte les it mais se détache du casual et de l'office lady, elle prône l’élégance, l'optimisme et la liberté. Elle ose la couleur, les bizarreries et surfe sur la tendance. De Zara à Balenciaga, elle vit la mode jusqu'au bout des ongles, jusqu’à la coque de son portable, à l'image de Pace WU ou Miss Faye.
     

    Table ronde sur la mode à l'international

    Paris est la capitale de la mode et du romantisme, une ville historique et toujours en ébullition. La parisienne est impertinente et parfaitement imparfaite. Elle met en avant un style négligé chic, ayant ras le bol du style BCBG, du bohème folk et du rock crépi. Elle incarne le french paradoxe, avec des pièces coutures et des inspirations web. Elle prend exemple sur Vanessa Paradis ou encore Charlotte Gainsbourg. Slim, chemise, et pull col rond, sa garde-robe regroupe aussi bien du COS que du Chanel.

    Une introduction qui montre que la mode balance entre deux modèles, l’internationalisation d'une part, et les spécificités nationales et locales d'autre part.

     

    Notre  deuxième intervenant, Guy Bodescot, Directeur général de la SDA (Société de Distribution Aéroportuaire), en charge du commerce mode et corps business, alimentation et beauté des aéroports parisiens, nous présente son travail et son point de vue ''mode'' pour un lieu en contact avec toutes les nationalités.


    Après avoir travaillé auTable ronde sur la mode à l'internationalx Galeries Lafayette, Marks and spencer, Zannier puis Uniqlo, Guy Bodescot fut approché par la SDA, pour dynamiser et restructurer le commerce de l'aéroport Roissy - Charles de Gaulle.  Les aéroports de Paris comptent en tout 14 terminaux qui au départ présentaient des commerces indépendants, ce qui ne séduit plus la clientèle et où les marques de luxe ne pouvait pas être représentées. Or, l'aéroport est la dernière image que le touriste absorbe avant de quitter le pays, c'est un moment ultime de shopping parisien. La première des ambitions selon Guy Bodescot était de faire de beaux magasins, créer en fonction des terminaux, des destinations et donc du désir des clients. Il ne s'agit pas de proposer seulement des produits de luxe : les parfums, les cosmétiques, la mode et la gastronomie, sont aussi proposées dans des boutiques de marques propres moyennes et hautes gammes, des boutiques multimarques. Il est même envisageable que la fast-fashion prenne sa place dans certains terminaux.

    Néanmoins, pour appâter le client ils se servent de marques iconiques et de it, et les produits moins connus sont proposés par une équipe de vente recruté avec soins. L'image de la Parisienne est omniprésente, car le touriste achète ce qui est aimé à Paris et non le made in France. La disposition des boutiques a aussi toute son importance, ils commencent par les boutiques d'alcool et de cosmétiques, puis en zone centrale se présente les magasins relais de lecture, de macarons et de souvenirs, puis on termine par la zone mode et luxe qui se trouvent souvent près des salles d'embarquements première classe et VIP. Enfin les produits sont choisis de manière à ce qu'ils soient facilement transportables, et surtout à la pointe de la tendance en ce qui concerne la mode.

     

    Notre troisième interlocuteur, Pierre Pernod est le PDG des marques Cotélac, marque créatrice mettant en avant une silhouette femme androgyne visant une clientèle 35-40 ans ; et Acoté, une silhouette plus tendance visant une clientèle plus jeune. Cotélac est une marque très appréciée dans les pays asiatiques et en Allemagne, et présente également du prêt à porter homme. 

    La marque Cotélac s'est d'abord installée en France, pendant 10 ans, elle se constitue un réseau de boutiques propres dans les principales grandes villes. La stratégie de Cotélac est d'ouvrir une boutique après s'être constituée une clientèle fidèle. C'est de cette manière que la marque s'exporte. Le processus est le suivant, présentation des collections dans des salons, démarchage de multimarques puis si les retours sont positifs ouverture d'une boutique avec structure dans un lieu stratégique du pays, comme au Japon et aux USA. Pierre Pernod explique que lorsqu'on souhaite s'exporter, il vaut mieux se concentrer sur une zone particulière à la fois, pour les USA, par exemple, on commence par séduire New-York puis on envisage ensuite d'ouvrir dans d'autres villes, c'est ce qu'il souhaite faire en Grande-Bretagne en commençant par  Londres.

     

    Table ronde sur la mode à l'internationalPour finir, c'est au tour de Jérome Auriac, Président de Be-linked, intervenant pour le  développement au Brésil, d'expliquer sa démarche qu’il tente de mettre au service des marques internationales.  Il s'agit notamment de mettre en œuvre une réflexion permettant de faire évoluer les grands groupes à travers des conseils en stratégie. Doivent-ils s'adapter au pays ou garder les standards de leur marque ?  Créer pour des dynamiques locales et communautaires ou s'en inspirer pour créer une collection internationale ?  A cela s'ajoute des actions concrètes comme  l'ouverture d'écoles dans les favelas au Brésil pour former des jeunes talents qui vont par l'intermédiaire d'une agence de placement, être intégrés à des projets ou des entreprises selon leur formation pour faire du mannequinat, du design, de la communication...

     Pour conclure de manière assez générale, deux marchés ''mode'' vivent ensemble, l'un est globalisé avec des tendances internationales avec une affluence très importante, l'autre est plus locale avec des productions beaucoup plus restreintes et locales. La globalisation est notamment possible grâce à l'avancée de la technologie et de la médiatisation, de la digitalisation et de la ''it-isation''.

     

     


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    Du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015

     

    « Un hommage à cette nouvelle génération d'artistes, qui s'amusent de la ville et réinventent les codes du graphisme ! »

     Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

    Fantastic Voyage

     

    Par : Justine SEVAT

    Avec cette exposition, la Fondation EDF nous offre un panorama des pratiques Street Art, le Street Art 2.0, et des nouveaux modes d'expression visibles à l'extérieur.

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDFAujourd'hui, les Street artistes sont les nouvelles égéries de cette expression libre, détachée des codes muséaux, qui illuminent notre quotidien au détour d'une rue.

    En deux temps, cette exposition invite le spectateur à regarder en arrière pour mieux imaginer le futur du Street Art. Tout commence avec une rétrospective de 40ans, depuis les affiches de propagande, à l'arrivée du Street Art 2.0, en passant par les bombes de peinture.

    On découvre un panorama historique du Street Art, de ses origines connues jusqu'aux années 2000. Puis, place aux artistes invités, connus ou émergents, qui ont carte blanche pour présenter les nouvelles tendances du Street Art, à l'instar du cloud tagging, œuvres gigantesques réalisées dans le ciel de New York par Ron English ou bien les anamorphoses du collectif italien Truly. On retrouve aussi JR, Zevs, Mark Jenkins, Vhils et Isaac Cordal. Tous utilisent, en plus de leurs bombes, pochoirs et pinceaux, des stylets et caméras numériques, des vidéos projecteurs, traceurs et QR codes pour créer des œuvres hybrides qui s’exposent autant dans le paysage urbain, que sur les smartphones, ordinateurs et autres tablettes.

    Pour terminer, place à la création ! On est également invité dans l’exposition à s'initier au light graff, à la calligraphie ou au tagg sur le mur Water Light Graffiti d’Antonin Fourneau, ou encore réaliser sa première fresque sur un train grâce à Picturae, une application numérique.

     A vous de vous lancer !

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

    Truly fondation EDF

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Water Light Graffiti d’Antonin Fourneau                                                                             QRadio 2D street 


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