• PAR :  Karim BELKACEM 

      

    Les étudiants de Master 2 de l’Université de la Mode ont délivré ce vendredi le Grand Prix du Livre de Mode 2015 à la bibliothèque municipale de la Part Dieu. Un événement rythmé par quatre conférences et discussions autour du livre de mode.

    Depuis 20 ans l’Université de la Mode et Modalyon organisent un prix littéraire étudiant où une dizaine d’ouvrages concourent pour remporter le Grand Prix du Livre de Mode. Un prix symbolique décerné par des étudiants en dernière année de cursus Mode qui ont eu dix semaines pour lire et apprécier la sélection. Parmi celle-ci, Histoire Culturelle de la Mode, Fashion Mix, Mode & Travaux et Tatoueurs Tatoués ont été présentés autour de différentes tables rondes permettant de répondre aux questions des étudiants et d’ouvrir une discussion avec les auditeurs présents.

    Les conférences débutent avec Carlo Marco Belfanti, chercheur et professeur en économie à l’université de Brescia en Italie qui nous explique pourquoi avoir écrit Histoire Culturelle de la Mode. Un livre qui ne relate pas seulement des faits historiques mais qui prend en compte le caractère culturel et sociologique que peut avoir la mode. Fier de notre patrimoine européen, Carlo Marco Belfanti nous prouve que d’autres civilisations ont aussi leur propre culture de mode et ont contribué au rayonnement de la mode occidentale.

    La deuxième table ronde accueille Aude Pessey-Lux, directrice du Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration. Elle nous parle de l’exposition Fashion Mix qui se déroule actuellement au Palais de la Porte Dorée à Paris, qui souhaite mettre en lumières des créateurs issus de l’immigration et qui ont eu une renommée mondiale dans le domaine de la haute couture. Une initiative qui donne lieu à un ouvrage présentant de multiples chefs d’œuvres de la création textile et qui souhaite réunir des publics différents afin de changer les regards sur l’immigration.

    Notre troisième intervenante, Elodie Lantelme est l’une des deux auteures de l’ouvrage Modes & Travaux avec Patricia Wagner. Un recueil traitant du plus ancien magazine encore disponible en kiosque aujourd’hui. Un magazine qui portait une vision particulière de la femme entre classicisme et douce modernité, empreint de l’homme Edouard Boucherit qui fut son fondateur en 1919. Un homme complexe, doté d’une certaine ouverture d’esprit portant toujours le souci de ce qu’il présente à sa lectrice avec des conseils pour être une bonne ménagère et des travaux manuels de couture. Une ligne éditoriale assez désuète de nos jours, et qui n’est d’ailleurs plus d’actualité, à l’exception des travaux manuels qui se tournent vers le DIY.

    L’après midi se termine par l’intervention d’Anne & Julien, auteurs de Tatoueurs Tatoués, deuxième catalogue de la sélection qui reflète une exposition encore d’actualité au Musée du Quai Branly à Paris. Un ouvrage qui nous permet d’avoir une autre vision sur le tatouage aussi bien de part son histoire, sa culture et ses différentes mouvances et qui porte la volonté de mettre la relation humaine au cœur de cette pratique qui a touché toutes les civilisations. Les étudiants du master 2 ont été totalement séduits par Tatoueurs Tatoués et lui décernent, le Grand Prix du Livre de Mode 2015.


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    PAR : Typhaine BEHIER 

     

    Déboutonner la modeActuellement au Musée des Arts Décoratifs de Paris et jusqu’au 19 juillet se tient une exposition intitulée « Déboutonner la mode ». Cette exposition permet un autre regard sur le bouton. Ce petit objet peut sembler insignifiant alors qu’il est en réalité essentiel sur un vêtement. En effet, un simple bouton peut changer du tout au tout une pièce.

    L’exposition présente des vêtements, mais aussi des photographies de mode, des tableaux, des gravures, des dessins et des boutons dans les vitrines. Nous suivons un parcours chronologique. En effet, les pièces que nous pouvons voir sont datées du xviiie siècle au xxe siècle. Le bouton est le reflet d’une époque et de l’art. Il raconte aussi une histoire et devient bien plus qu’un ornement. Les boutons sont dès le xviiie siècle des œuvres d’art en miniature. Ils sont de véritables objets de parures et pour certains des bijoux car ils peuvent être ornés de pierres précieuses révélant ainsi un vrai travail d’orfèvre. Les boutons présentés sont l’œuvre de différents corps de métiers très variés : orfèvres, joailliers, médaillistes, verriers, céramistes, paruriers pour la haute couture mais aussi des peintres ou des sculpteurs de renom.

     

    Les boutons exposés sont issus de la collection de Loic Allio dont la mère, antiquaire, lui a un jour offert un bouton. De là est née sa passion pour cet objet, ce qui constitua le début de sa collection. Cette dernière a reçu, par la commission consultative des Trésors Nationaux, le titre d’ « œuvre d’intérêt patrimonial majeur ». Chacune des pièces présentées ont été choisies une à une pour leur qualité d’exécution, leur valeur esthétique et leur rareté. Enfin, certains boutons étaient exposés au Salon Première Vision de février dernier à Paris.

     

    Déboutonner la mode


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  • 3 décembre 2014 - 3 mai 2015

     EXPOSITION : Chef Décorateur, A la Galerie des Donateurs, Au Musée du cinéma

      

    « Dessins, peintures, maquettes de décors, des Herbes Folles d'Alain Resnais à Pirates de Roman Polanski, l'exposition illustre l'art du décor de cinéma et propose un parcours chronologique retraçant l'évolution du métier de chef décorateur de l'après-guerre à nos jours. Venant de l'architecture, des beaux-arts, de l'illustration ou ayant appris sur le « tas », découvrez le savoir-faire de ces « architectes du rêve ».

    Par : Justine SEVAT

     

    L'exposition est consacrée aux dix dernières années d'enrichissement des collections de la Cinémathèque française et présente environ 150 documents illustrant l'art du décor de cinéma en France. Jusqu’au 3 mai 2015, l’exposition propose de découvrir et comprendre le métier de Chef Décorateur. La visite est organisée autour d’un parcours chronologique en trois temps retraçant l'évolution du métier de l'après-guerre à nos jours.

    On peut ainsi d’abord se remémorer l’âge d’or des studios, alors situés autour de Paris comme ceux de Boulogne, Joinville le Pont ou Saint Maurice, qui permettaient aux grands chefs décorateurs comme Max Douy, Léon Barsaq, René Renoux ou encore Alexandre Trauner d’inventer et de construire les décors des plus grands films du patrimoine du cinéma français, comme «Les portes de la nuit».

     

    EXPOSITION : Chef Décorateur, A la Galerie des Donateurs, Au Musée du cinémaLa visite se poursuit vers une période allant de la Nouvelle Vague jusqu’aux années 90, marquée par les nouvelles habitudes de tournage en extérieur et l’évolution des studios parisiens dont nombre d’entre eux disparaissent, victimes de la spéculation immobilière, et d’autres naissent, comme ceux d’Arpajon et de Bry sur Marne, plus fonctionnels, répondant davantage aux nouveaux besoins des réalisateurs et des technologies.  D’ailleurs, c’est aujourd’hui au tour de Bry sur Marne de voir son avenir menacé.

    Enfin, la dernière période donnée à découvrir va de 1990 à nos jours, où la délocalisation des tournages dans les studios des pays de l’Est moins couteux et l’évolution des techniques du numérique ont bouleversé les méthodes de travail des chefs décorateurs. Malgré tout, certains comme Jean Rabasse, William Abello, Anne Seibel, Jean-Marc Kerdelhué et Olivier Raoux perpétuent chacun à leur manière la tradition de cette corporation. Et qu'ils aient étudié l'architecture, les Beaux-Arts, la décoration ou qu'ils soient autodidactes, ils restent pour plusieurs générations encore, les « architectes du rêve ».

     

    Plongez dans cet univers de croquis, maquettes et laissez-vous guider dans des démonstrations surprenantes de créativité, notamment autour du film «Faubourg 36», qui m’a vraiment impressionné, par le réalisme et la technicité des décors en studio.

     

    EXPOSITION : Chef Décorateur, A la Galerie des Donateurs, Au Musée du cinéma


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  • PAR :  Karim BELKACEM 

    L’Université de la Mode et Modalyon ont eu l'opportunité d'accueillir différentes personnalités ayant chacune une approche différente avec la mode, notamment dans son contexte international. Une table ronde qui a permis d'échanger et de découvrir des notions sur une approche globale de la mode à l'international.

    Pour introduire le sujet, Caroline Bianzina, directrice en stratégie Marketing  chez Martine Leherpeur Conseil et professeure associée à l'Université de la Mode, pose la question de la globalisation de la mode en peignant le portrait de trois citadines : l'Angeline, la Shanghaienne et la Parisienne.
     

    Table ronde sur la mode à l'international

    Los Angeles est la ville des nouveaux départs, du cinéma, des excès cadrés et de l'optimisme, l'Angeline s'approprie cette atmosphère, elle adopte le glamour hollywoodien en faisant le lien entre un corps sain et le ''positive thinking''. Chez elle le sport est une évidence, loin de l'esprit bimbo à la Kim Kardashian, elle cultive ''l'effortless glam'' s'inspirant à la fois des people et des contre-cultures. Jeans, ice-tea à la main, son accessoire fétiche est sa voiture. Elle s'habille en Stella Mc Cartney, Marc by Marc Jacobs et Uniqlo. Ses icônes sont Marylin Monroe ou encore Audrey Hepburn, incarnant beauté et fragilité, leur interprétation actuelle serait Carol Lim ou Zooey Deschanel.
     

    Table ronde sur la mode à l'international

    Sanghai est une ville globale, flamboyante et riche. La Shanghaienne est une femme fière, sensuelle et sophistiquée, une femme d'esprit libre et de pouvoir. Elle vit la mode en accélérée, adopte les it mais se détache du casual et de l'office lady, elle prône l’élégance, l'optimisme et la liberté. Elle ose la couleur, les bizarreries et surfe sur la tendance. De Zara à Balenciaga, elle vit la mode jusqu'au bout des ongles, jusqu’à la coque de son portable, à l'image de Pace WU ou Miss Faye.
     

    Table ronde sur la mode à l'international

    Paris est la capitale de la mode et du romantisme, une ville historique et toujours en ébullition. La parisienne est impertinente et parfaitement imparfaite. Elle met en avant un style négligé chic, ayant ras le bol du style BCBG, du bohème folk et du rock crépi. Elle incarne le french paradoxe, avec des pièces coutures et des inspirations web. Elle prend exemple sur Vanessa Paradis ou encore Charlotte Gainsbourg. Slim, chemise, et pull col rond, sa garde-robe regroupe aussi bien du COS que du Chanel.

    Une introduction qui montre que la mode balance entre deux modèles, l’internationalisation d'une part, et les spécificités nationales et locales d'autre part.

     

    Notre  deuxième intervenant, Guy Bodescot, Directeur général de la SDA (Société de Distribution Aéroportuaire), en charge du commerce mode et corps business, alimentation et beauté des aéroports parisiens, nous présente son travail et son point de vue ''mode'' pour un lieu en contact avec toutes les nationalités.


    Après avoir travaillé auTable ronde sur la mode à l'internationalx Galeries Lafayette, Marks and spencer, Zannier puis Uniqlo, Guy Bodescot fut approché par la SDA, pour dynamiser et restructurer le commerce de l'aéroport Roissy - Charles de Gaulle.  Les aéroports de Paris comptent en tout 14 terminaux qui au départ présentaient des commerces indépendants, ce qui ne séduit plus la clientèle et où les marques de luxe ne pouvait pas être représentées. Or, l'aéroport est la dernière image que le touriste absorbe avant de quitter le pays, c'est un moment ultime de shopping parisien. La première des ambitions selon Guy Bodescot était de faire de beaux magasins, créer en fonction des terminaux, des destinations et donc du désir des clients. Il ne s'agit pas de proposer seulement des produits de luxe : les parfums, les cosmétiques, la mode et la gastronomie, sont aussi proposées dans des boutiques de marques propres moyennes et hautes gammes, des boutiques multimarques. Il est même envisageable que la fast-fashion prenne sa place dans certains terminaux.

    Néanmoins, pour appâter le client ils se servent de marques iconiques et de it, et les produits moins connus sont proposés par une équipe de vente recruté avec soins. L'image de la Parisienne est omniprésente, car le touriste achète ce qui est aimé à Paris et non le made in France. La disposition des boutiques a aussi toute son importance, ils commencent par les boutiques d'alcool et de cosmétiques, puis en zone centrale se présente les magasins relais de lecture, de macarons et de souvenirs, puis on termine par la zone mode et luxe qui se trouvent souvent près des salles d'embarquements première classe et VIP. Enfin les produits sont choisis de manière à ce qu'ils soient facilement transportables, et surtout à la pointe de la tendance en ce qui concerne la mode.

     

    Notre troisième interlocuteur, Pierre Pernod est le PDG des marques Cotélac, marque créatrice mettant en avant une silhouette femme androgyne visant une clientèle 35-40 ans ; et Acoté, une silhouette plus tendance visant une clientèle plus jeune. Cotélac est une marque très appréciée dans les pays asiatiques et en Allemagne, et présente également du prêt à porter homme. 

    La marque Cotélac s'est d'abord installée en France, pendant 10 ans, elle se constitue un réseau de boutiques propres dans les principales grandes villes. La stratégie de Cotélac est d'ouvrir une boutique après s'être constituée une clientèle fidèle. C'est de cette manière que la marque s'exporte. Le processus est le suivant, présentation des collections dans des salons, démarchage de multimarques puis si les retours sont positifs ouverture d'une boutique avec structure dans un lieu stratégique du pays, comme au Japon et aux USA. Pierre Pernod explique que lorsqu'on souhaite s'exporter, il vaut mieux se concentrer sur une zone particulière à la fois, pour les USA, par exemple, on commence par séduire New-York puis on envisage ensuite d'ouvrir dans d'autres villes, c'est ce qu'il souhaite faire en Grande-Bretagne en commençant par  Londres.

     

    Table ronde sur la mode à l'internationalPour finir, c'est au tour de Jérome Auriac, Président de Be-linked, intervenant pour le  développement au Brésil, d'expliquer sa démarche qu’il tente de mettre au service des marques internationales.  Il s'agit notamment de mettre en œuvre une réflexion permettant de faire évoluer les grands groupes à travers des conseils en stratégie. Doivent-ils s'adapter au pays ou garder les standards de leur marque ?  Créer pour des dynamiques locales et communautaires ou s'en inspirer pour créer une collection internationale ?  A cela s'ajoute des actions concrètes comme  l'ouverture d'écoles dans les favelas au Brésil pour former des jeunes talents qui vont par l'intermédiaire d'une agence de placement, être intégrés à des projets ou des entreprises selon leur formation pour faire du mannequinat, du design, de la communication...

     Pour conclure de manière assez générale, deux marchés ''mode'' vivent ensemble, l'un est globalisé avec des tendances internationales avec une affluence très importante, l'autre est plus locale avec des productions beaucoup plus restreintes et locales. La globalisation est notamment possible grâce à l'avancée de la technologie et de la médiatisation, de la digitalisation et de la ''it-isation''.

     

     


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    Du 4 octobre 2014 au 1er mars 2015

     

    « Un hommage à cette nouvelle génération d'artistes, qui s'amusent de la ville et réinventent les codes du graphisme ! »

     Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

    Fantastic Voyage

     

    Par : Justine SEVAT

    Avec cette exposition, la Fondation EDF nous offre un panorama des pratiques Street Art, le Street Art 2.0, et des nouveaux modes d'expression visibles à l'extérieur.

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDFAujourd'hui, les Street artistes sont les nouvelles égéries de cette expression libre, détachée des codes muséaux, qui illuminent notre quotidien au détour d'une rue.

    En deux temps, cette exposition invite le spectateur à regarder en arrière pour mieux imaginer le futur du Street Art. Tout commence avec une rétrospective de 40ans, depuis les affiches de propagande, à l'arrivée du Street Art 2.0, en passant par les bombes de peinture.

    On découvre un panorama historique du Street Art, de ses origines connues jusqu'aux années 2000. Puis, place aux artistes invités, connus ou émergents, qui ont carte blanche pour présenter les nouvelles tendances du Street Art, à l'instar du cloud tagging, œuvres gigantesques réalisées dans le ciel de New York par Ron English ou bien les anamorphoses du collectif italien Truly. On retrouve aussi JR, Zevs, Mark Jenkins, Vhils et Isaac Cordal. Tous utilisent, en plus de leurs bombes, pochoirs et pinceaux, des stylets et caméras numériques, des vidéos projecteurs, traceurs et QR codes pour créer des œuvres hybrides qui s’exposent autant dans le paysage urbain, que sur les smartphones, ordinateurs et autres tablettes.

    Pour terminer, place à la création ! On est également invité dans l’exposition à s'initier au light graff, à la calligraphie ou au tagg sur le mur Water Light Graffiti d’Antonin Fourneau, ou encore réaliser sa première fresque sur un train grâce à Picturae, une application numérique.

     A vous de vous lancer !

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

    Truly fondation EDF

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

    Exposition : #Street Art « L’innovation au cœur d’un mouvement » à la Fondation EDF

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Water Light Graffiti d’Antonin Fourneau                                                                             QRadio 2D street 


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    Journée du mercredi 11 février

    Première Vision  

    Video Pascaline Wilhelm, Fashion Director at Première Vision Paris.

     

    VISITES : Le salon Première Vision

    Photos: Jsll PORTILLO

    PAR :  Alice CHERRY

    Nous avons eu l’opportunité de passer une journée au salon Première Vision. Ce salon est incontournable pour ceux d’entre nous qui se destinent à des métiers d’acheteurs/sourceurs, de chef de produit ainsi que pour les créatifs. En effet, tous les professionnels de la mode se pressent chaque saison sur les différents pôles (fabrics, yarns, leather, designs, accessories et manufacturing) afin de s’imprégner des tendances.

    VISITES : Le salon Première Vision

    Voici d’ailleurs quelques tendances Spring Summer 16 qui ont retenu notre attention :

    Des textiles joliment débraillés se pavanent joyeusement, affichant des fils coupés en surfaces, des broderies foisonnantes ainsi que des motifs façonnés et textures que l’on a envie d’utiliser en recto verso. Des matériaux changeants ou au tombé nerveux, imitent la surface et les oscillations délicates de l’eau. Des mailles 3D, mesh et résilles de plus en plus sophistiquées continuent de parsemer les forums. Cette saison, ces mailles sportswear sont détournées en devenant support de guipure, de broderies ou de paillettes. Du côté des peaux, la fourrure continue d’avoir le vent en poupe, elle est cependant très fine et souvent unicolore, ses poils sont plutôt courts et d’une douceur fabuleuse. Finis les peaux de serpent colorées, cette fois le reptile se pare d’enductions gommeuses dans des couleurs opaques.

    Les associations de couleurs sont inattendues, les vifs réveillent les neutres et ses derniers apportent un côté raffiné à l’ensemble.

    Du côté du design textile, nous avons noté le retour du motif façon « dessin à la main ».

     

    VISITES : Le salon Première Vision

     VISITES : Le salon Première Vision

     

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    VISITES : Le salon Première Vision

     VISITES : Le salon Première Vision

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En bref, nous avons vu et touché beaucoup de matériaux dans les forums mais vivement l’échange de nos petits pass étudiants contre des pass professionnels pour pouvoir pénétrer dans les stands fermés ! Patience… 

    VISITES : Le salon Première Vision


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    12 février - 21 juin 2015

    « Cette exposition raconte le développement de l'art viennois de la fin du XIXe siècle, début de la Sécession viennoise, jusqu'aux débuts de l'expressionnisme quelques années plus tard. »

     Par : Justine SEVAT

     

    EXPOSITION: Au Temps de Klimt : La Sécession à Vienne, à la Pinacothèque de PariLa Pinacothèque de Paris revient sur un aspect essentiel de l'Art Nouveau qui s'est développé à Vienne au début du XXe siècle, connu sous le nom de Sécession. Le rôle de Gustav Klimt dans l'éclosion de ce mouvement est majeur. Le talent de ce dernier, de ses débuts précoces à ses excès décoratifs où les dorures et l'expressionnisme naissant dominent, sont le socle d'une période nouvelle qui s'est épanouie à Vienne au tournant du siècle. 

    L'émancipation artistique de Klimt se fait en 1898, avec le célèbre tableau "Pallas Athenee". Gustav Klimt sera d’ailleurs vivement critiqué pour son œuvre jugée érotique, à cause de l'utilisation de formes phalliques dans la représentation de femmes fatales.

    Si cette exposition se concentre sur l'œuvre de Klimt, elle présente aussi les travaux qui ont inspiré son œuvre, ceux de Max Kurzwell, Théodor Hörmann ou bien Carl Schuch, ainsi que les grands chefs d'œuvre de la Sécession et de l'avant-garde autrichienne.

     

    Tout au long de la visite, les œuvres d'Ernst Klimt sont tout aussi présentes que celle de Gustav, célèbres ensemble à l'époque. Les œuvres présentées étaient principalement quelques travaux de jeunesse et un chef d'œuvre incontournable (Judith I, 1901), qui viennent rythmer le parcours de l'exposition.

    Une gigantesque reconstitution de la Frise Beethoven, conservée au Belvédère de Vienne, est aussi dévoilée. Une salle consacrée aux arts décoratifs de Vienne présente des travaux intéressants, des bijoux, céramiques et autres sculptures. L'exposition se clôture avec quelques œuvres expressionnistes incontournables d'Egon Schiele ou d'Oskar Kokoschka, faisant d'ailleurs écho à une précédente rétrospective du musée en 2011.

     

    C’est donc à la Pinacothèque de Paris que vous rentrerez à la fois dans l’histoire des débuts de la Sécession à Vienne, jusqu’aux échanges artistiques avec la France et l'âge d'or du mouvement expressionniste. 

    EXPOSITION: Au Temps de Klimt : La Sécession à Vienne, à la Pinacothèque de Pari

    Klimt - Pallas Athénée   

    EXPOSITION: Au Temps de Klimt : La Sécession à Vienne, à la Pinacothèque de Pari

    Gustav Klimt - Beethoven Frieze


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