• Parlez-moi de mode ! - Isabelle Sorente

    4 février 2016

     

    Mardi 4 février 2016, l'Université de la Mode recevait l'écrivain Isabelle Sorente dans le cadre de son cycle de rencontres intitulé : "Parlez-moi de Mode !". Après Axel Kahn, Elisabeth Badinter ou encore Mathieu Viannay, l'Université de la Mode accueillait l'auteur de La Faille paru en 2015 aux éditions J.C. Lattès.

     

    Isabelle Sorente - 4 février 2016

     

    Durant un peu plus de deux heures, Isabelle Sorente a échangé avec les étudiants du Master 2 Mode et Création, Jean-Christophe Galeazzi et le public venu en nombre, tout cela croqué avec talent par Alain Boix. Les dessins seront à découvrir dans un prochain article de ce blog.

    La rencontre a débuté par une présentation de la directrice de l'Université de la Mode, Martine Villelongue, qui par ses mots à su dresser un portrait touchant et passionné de l'invité. De son passage par la promotion X90 de l'école Polytechnique au cours Florent, ce prologue fut l'occasion de rappeler le parcours atypique d'Isabelle Sorente.

    S'en est suivi un premier échange entre Isabelle Sorente et Jean-Christophe Galeazzi revenant sur le rapport de l'écrivain aux mots ainsi que sur ses différents engagements. La discussion s'est progressivement rapprochée des questions attenantes à la mode pour laisser la parole aux étudiants.

    La troisième partie fût donc animée par les étudiants de l'Université de la Mode. Par une série de petits jeux, questionnaires, vidéos, scénettes, etc., Isabelle Sorente s'est retrouvée en situation de parler de mode. Elle a joué le jeu et répondu avec plaisir, humour et une certaine dextérité faisant dériver le débat vers des préoccupations plus générales sur le monde.

    Enfin, la soirée s'est conclue sur la présentation des dessins réalisés en live par Alain Boix, directeur de l'école ESMOD, qui par son trait rapide et précis a su croquer des instantanés de cette rencontre à la fois dense et joyeuse.

     

    Isabelle Sorente - 4 février 2016

     


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  • Rencontre avec notre marraine Madame Renée Valet-Huguet

     

     

    C'est au détour d'une soirée que nous avons eu la chance de rencontrer Madame Renée Valet-Huguet. Nous avons été instantanément fascinées par son ouverture d'esprit. En seulement quelques mots, un lien s'est créé.

    Le colloque Mode & Frontières l'intéressant, nous lui avons présenté notre projet "Carré Créateurs". Sa culture, son savoir et son soutien ont été d'une grande aide dans ce projet interdisciplinaire.

    Ce fut un plaisir de la découvrir et c'est avec émotion que nous lui avons demandé d'être notre marraine lors de l'exposition "Carré Créateur".

    Rencontre avec une dame exceptionnelle.

     

    Qui êtes vous ?  

    Je suis d'abord autodidacte, j'ai un parcours qui n'est pas du tout universitaire. J'ai quitté l'école à quatorze ans pour pouvoir suivre ma bande de copains -  ils étaient des oiseaux rares ! Ils ont déterminé ma voie, qui était une voie d'esthétique, ils m'ont rendue accro à la mode.

    J'avais la notion d'élégance mais eux, m'ont entraînée dans l'extravagance.

    C'était les années soixante et chacun avec notre identité, nous étions forts ensemble. J'étais très libre et aller au lycée était pour moi une souffrance car j'avais besoin d'être avec eux.

    Par la suite, je me suis rendue compte, qu'il me manquait quelque chose, je lisais déjà beaucoup mais j'avais besoin d'aller plus loin, plus profond. Je suis partie en Afrique en faculté des sciences humaines où j'ai commencé à écrire. Je me sentais très seule dans cette communauté d'européennes, les expatriées n'étaient pas là pour partager mais plutôt pour prendre et je ne me retrouvais pas là-dedans.

    Beaucoup de choses m'ont choquée, ça m'a ramenée à ma propre négritude donc j'ai écris sur le problème du métissage que je ne traitais pas encore comme une richesse.

    Parmi mes amis stylistes, je me suis attachée à Daniel Hill.. J'étais très proche de lui, mais aussi de Laurence Renoudain son attachée de presse. Toujours du côté de la mode mais autrement que acheteuse, j'écrivais des articles pour son magazine dans les années 80.

    Quand on me présente, je dis que je suis atypique. J'ai fait de ma couleur une force et cela m'a servi tout au long de ma vie. L'élégance a toujours été une barrière contre la bêtise. Nous ne nous moquons pas de l'élégance.

    Nous pouvons faire tache négativement et tache positivement.

     

    Didier Ludot qui est un de mes amis dit, " tu as fait de toi un personnage "

    Je pense encore une fois que lorsque nous avons une différence, il faut essayer de se distinguer. 

    Cela m'a permis d'être le point de mire des journalistes qui m'interviewent sur mon rapport à la mode, pourquoi je l'aimais autant etc.

    Je suis contente d'avoir eu un parcours marginal, parce que je me suis beaucoup plus amusée. J'ai surtout choisi mes lectures moi-même. Et quand j'écris mes articles, je sais que je ne fonctionne pas comme tout le monde, je n'ai pas été formatée par l'université mais formatée par mes rencontres.

    Il y a 35 ans, j'ai commencé a collectionner le vintage, quand personne ne s'intéressait à ça. Lorsque j'ai rencontré Didier Ludot, du palais royal, je m'habillais déjà un peu vintage dans les fripes.

    J'ai été ébranlée par la collection "Guerre" de Saint Laurent en 1971. Toujours fascinée par la mode des années 40, elle reste pour moi, la plus intéressante car il y a cet effet masculin/féminin, toujours très ingénieux. Même en pantalon, les femmes ne renoncent jamais à leur féminité, elles étaient sûres d'elles. J'aime le vêtement androgyne et cette époque est pour moi la représentation de la féminité.

    On ne s'expose pas mais on a une allure.

    J'ai voulu m'habiller autrement car la mode des années 80 me déplaisait beaucoup.

    J'avais envie d'avoir une belle silhouette. J'ai acheté des vestes d'hommes, du début du prêt-à-porter Américain - plus extravagantes avec des vestes aux gros carreaux jaunes d'or.  Je les portais toujours féminisées par une mini jupe et des énormes ceintures. C'était déroutant mais ça me plaisait.

    Je me suis constituée une garde robe entre fripe et vêtements de grande qualité. J'ai toujours pratiqué le mélange entre moderne et vintage.

    Je suis quelqu'un d'atypique intéressée par la mode et les gens qui s'y intéressent. On ne peut pas me définir en un mot - je suis multiple.

     

    Qu'est ce que pour vous la frontière ?

                                                     

    " Il suffit de passer le pont " de Georges Brassens. 

    Quand nous passons une frontière, nous souhaitons nous fondre dans le paysage

    "Qui se ressemble s'assemble"

    La frontière est une limite que nous passons - Cela  vous entraîne à une autre frontière. Il y a le racisme de classe, de race etc - les frontières sont partout. Par exemple, entre le bon goût et le snobisme ou le bon goût et le dandysme .

    Il peut y avoir le passage de la personne qui aime les belles choses et qui brusquement, par désir mimétique, se laisse entraîner par ce que j'appelle le ridicule.

    La frontière n'est pas seulement géographique et rien n'est figé.

     

    Je rêve d'être très vielle pour passer la frontière de l'extravagance. Je ne serai plus dans la séduction mais dans l'admiration de ce qu'il y a tout autour de moi.

    Il y a en Amérique des femmes vielles extravagantes, c'est de la folie!

    Au festival de cannes en 86, j'étais sur la terrasse du Carlton et j'ai vu une américaine extraordinaire, un perroquet! Elle était habillée de vert et d'orange, jupe verte, pull orange, pareil sur les yeux, c'était génial! Nous oublions qu'elle était vielle.

    C'est aussi ça la frontière, à quel âge, nous passons la frontière du "vieux" ? Pour moi, dans la société c'est à 60ans, quand nous avons la carte senior. J'ai pour coutume de dire "vieux" car à mon sens nous enjolivons tout. Nous passons une frontière mais faut-il pour autant s'adapter ? Toutes les dizaines, il y a un tournant, sur le thème de la mode par exemple. Que faisons nous de notre personne quand nous avons 30 ans, 50 ans ou encore 60 ans? Il est difficile de ne pas être projeté dans la frontière des vieux. A mon sens c'est l'esprit qui doit rester jeune. Avec les décennies qui passent, il y a une angoisse, de passer une frontière.

    L'idée de frontières est indéfinie, il en existe partout.


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  • FST Handwear

     

    Originaires de Grenoble, capitale historique de la ganterie de luxe, les 2 créateurs, Benjamin Cuier et Philippe Larguèze, donnent un grand coup de poing dans l’univers traditionnel de la ganterie et imaginent le gant comme un nouveau support artistique. A l’image du Tee-Shirt, devenu en quelques décennies un vecteur d’expression incontournable, le gant est désormais un réel moyen de distinction. 

    " Basés à Grenoble, nous nous appuyons sur un vrai savoir faire local et travaillons uniquement avec des sous-traitants de la région. Matières et impressions made in France. Ceci nous permet de maintenir une qualité optimale et de contrôler une certaine éthique des conditions de travail."

    Nous venons vous faire découvrir l’univers impertinent, arty et engagé de ces 2 créateurs ! 

     

    Qui êtes vous ? Pourquoi êtes-vous devenu Créateur/Créatrice ? :

    Pour vous donner une petite indication on s'habille en 8 ans!

    FST est une jeune marque, créée exactement le 11 Septembre 2008 !

    De bonne ou de mauvaise augure? pour l'instant on s'est pas encore effondré et tout se passe vraiment bien.

    Notre but dans la création de cette marque c’est de s'éclater, apporter une vraie innovation produit, moderniser et rajeunir la ganterie qui fût sur Grenoble une industrie glorieuse et mondialement rayonnante il y a une cinquantaine d'année.

    Mais surtout répondre à une réelle attente des consommateurs qui aujourd'hui n'ont que très peu de choix sur les gants de ville.

    L’art jusqu’au bout des doigts est notre philosophie! Le gant design.

    L'objectif est de dépoussiérer l'image du gant sombre et triste en polaire ou en laine! On veut de la couleur, du design et que le gant ne soit plus un accessoire qui se fonde dans une silhouette mais qui se montre. Au même titre que les chaussures et les sacs à main.

    Pour être toujours à la pointe de ce qui fait en design on collabore avec de nombreux artistes ayant des univers différents. On crée ainsi une sphère d'échange qui permet de ne pas s'enfermer dans un seul style. Le pire pour serait de se mettre des barrières et des œillères!

    On explore, on investigue, on se lâche et on essaie plein de trucs autour de ce nouveau support d'expression artistique qu'est le gant.

     

    Parler nous de la pièce que vous avez choisi :

    Melting pot de 6 modèles pour hommes que nous avons édités ses dernières saisons.

    Ces gants sont made in France se composent d’une maille imprimée à Lyon sur le dessus de la main. Impression digitale avec des encres sans solvant.

    Paume en cordura pour une meilleure résistance et préhension.

     

    Interview FST Handwear

     

     

    Questionnaire de Proust

    (Dans l’idée la réponse est faite d’un mot ou d’une phrase courte et c’est souvent la première réponse qui nous arrive en tête, du tac au tac)

    1/ Un mot pour vous décrire : 2

    2/ Votre voyage le plus marquant : sur la lune la nuit dernière

    3/ La couleur que vous aimez : l’arc en ciel

    4/ l’artiste qui vous inspire le plus : les licornes

    5/ Le pays ou vous aimeriez vivre : France

    6/ Ce que vous aimez le plus dans votre métier : les rencontres inattendues

    7/ Votre plus grande utopie : ouvrir une boutique sur vénus

    8/ Qu’évoque le mot frontière pour vous : restriction

    9/ La création pour vous c’est : la vie

    10/ Une cause qui vous tiens à cœur : Le retour de Claire Chazal au JT

    11/ Un proverbe :

    Do not go gentle into that good night,
    Old age should burn and rave at close of day;
    Rage, rage against the dying of the light.

    C’est pas un proverbe mais on aime bien 

     

     

    Nous souhaitons remercier ces deux inséparables de nous avoir donné de leurs temps et de nous avoir fait rire ! Nous vous donnons rendez-vous le 9 octobre à l'Université Lumière Lyon 2 lors du Colloque Mode et Frontières pour découvrir leur univers !     

     Le collectif


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  • Ngalala Yaba 

     

    «  Ma mère, l’émancipation africaine dans les années 70, les photos de famille sont un héritage que j’utilise dans mon travail », Yaba, personnage discret à la voix douce, nous a aimablement laissé écouter comment la création était venue à lui. Sa vie, son entourage, son quotidien, sont pour lui des sources intarissables d’inspiration. Nous vous invitons à découvrir le monde coloré de ce jeune créateur talentueux.

     

    Qui êtes-vous, pourquoi êtes vous devenue créateur ? 

    Je suis un jeune Angolais, je suis devenu créateur car j'ai toujours voulu faire de ma passion mon métier. Par le biais de mon travail je remets le passé en question. Je ne considère pas mon héritage culturel comme acquis. J'ai pour but de le faire évoluer constamment dans mes recherches.

    Pouvez-vous nous parler de votre première collection ? 
 

    Ma collection, que j’ai nommé « Bal d’Afrique », est une ode à la joie. Je suis parti de photographie de ma mère datant des années 70, combine au célèbre cliché "nuit de Noël" de Malick Sidibé. Ces travaux rendent alors hommage à l’émancipation africaine. Et moi je voulais rendre hommage a ces femmes épanouies.

    Cette collection reprend un message fort.

     

    Interview de Ngalala Yaba

     

    Questionnaire de Proust :

    1/ Un mot pour vous décrire : 

    Rêveur ambitieux tout en ayant les pieds sur terre 

    2/ Votre voyage le plus marquant : Amsterdam, un voyage inoubliable

    3/ La couleur que vous aimez : 

    En vue des derniers tristes événements, je dirais bleue, blanc, rouge. 

    4/ Votre plus grande source d’inspiration : mon quotidien, mon vécu, ma famille ayant beaucoup émigré dans différents pays d'Afrique et je me sers de nos différentes histoires comme sources d'inspiration. Les photos de famille, les costumes traditionnels, les motifs et les couleurs… sont des éléments importants à l’élaboration de mon travail. 

    5/ Le pays ou vous aimeriez vivre ?l’Allemagne, plus précisément Berlin

    6/ Ce que vous aimez le plus dans votre métier : L’impression d’être libre 

    7/ Votre plus grande utopie : 

    Vivre ensemble comme dans "imagine" de Jhon Lennon.

    8/ Qu’évoque le mot frontière pour vous : L’exil par rapport à l'artiste Adel Abdessemed qui lors de la biennale de Venise avait remplacé le mot "exit" par "exil".

    9/ La création pour vous c’est :

    La liberté d'expression, l'interprétation des codes comme bon me semble.

    10/ Une cause qui vous tient à cœur : 

    La génération de mes parents s’est battue pour de grandes causes, il est important pour moi de continuer à lutter pour celle-ci en particulier contre les formes de discrimination.

    11/ Un proverbe : 

    « Life is a beautiful struggle »Talibr Kweli 

     

    Nous tenons à remercier Ngalala Yaba à la fois pour le temps accordé mais pour le voyage qu’il nous a offert lors de cette rencontre. Nous vous invitons à le rencontrer le Mardi 9 Février dans le cadre du Colloque Mode et Frontières !

     

    Le Collectif.


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  • Caé

     

    Cae. est une marque de prêt-à-porter homme et femme créée en octobre 2013 par 2 jeunes créatrices tout juste sorties de leur BTS Design de Mode Textile et Environnement. Leur projet : retravailler le bleu de travail pour le transformer en pièces tendances et contemporaines…

    Mathilde Sothier et Emma Berger se sont rencontrées sur « les bancs de l’école ». C’est après un travail de fin d’année autour de la friche industrielle qu’est né le projet Cae. Cette problématique introduit par leur formation leur a donné l’envie d’approfondir le sujet et les a poussée à concrétiser leur rêve. 

    Elles baptisent leur marque Cae., diminutif de CAERULEUM mot latin pour désigner un bleu dit « bleu céruléen » ou « bleu céleste ». Un nom fort en symbolique et représentatif de leur travail.

    C’est dans leur monde de bleu vêtu que nous vous emmenons !

     

    Qui êtes-vous, pourquoi êtes vous devenue créatrice ? 

    Je m’appelle Emma Berger et à bientôt 26 ans, je suis la responsable de la marque Caé.

    J’ai fait des études de stylisme à l’école de Condé Lyon puis une spécialisation en modélisme.

    En parallèle, j’ai monté ma marque de vêtement et en 2013, j’ai présenté le concours Talent de mode.

    Avoir gagnée, m’a permis de trouver des investisseurs mais aussi d’avoir un lieu, un atelier avec une vitrine ainsi que de rencontrer d’autres créateurs.

    Au début, je ne savais pas vraiment ce que j’avais envie de faire, et ce sont essentiellement les stages qui m’ont donné l’envie de monter ma marque.

    Je n’avais pas prévu de créer une marque sur le bleu de travail mais sur un tout autre concept.

    Mon projet d’étude a été le commencement de ce projet. J’ai adoré chercher, créer sur la friche industrielle et la réutilisation du bleu de travail. Les premières créations étaient des vêtements sculptures que j’ai fait évoluer en découpant, retaillant ces bleus de travail.

     

    Pouvez-vous nous parler de votre collection ? 

    L’idée c’est de reprendre tous les aspects fonctionnels et pratiques du bleu de travail et de la matière - les moyens de fermetures, les scratch, les poches plaquées, le sergé de coton etc.

    Le denim est un tissu qui se patine très bien et est extrêmement résistant.

    A travers mes créations, je souhaite montrer l’aspect esthétique du bleu de travail pour qu’il ne devienne, non pas un vêtement de travail mais un vêtement de ville.

    Les lignes sont graphiques et droites avec un style urbanwear, monochrome.

     

    Nous souhaitons remercier Emma Berger de nous avoir donnée de son temps et d'avoir acceptée de partager avec nous son savoir-faire. Nous vous donnons rendez-vous le 9 octobre à l'Université Lumière Lyon 2 lors du Colloque Mode et Frontières pour découvrir ses créations !

     Le Collectif


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  • Arnaud Poujol

     

    Jeune diplômé d’Esmod bosseur et curieux, ce Sudiste de cœur nous a accordé un moment entre Paris, Lyon et St Rémy de Provence. Son envie et sa passion pour la création, la mode mais surtout  pour le travail de la matière, est belle à voir !

    Nous vous invitons à découvrir ce jeune homme prometteur.


    1/ Qui es-tu ? Par le nous de ton parcours :

     Je suis un petit provençal qui à quitté son village pour étudier sa passion à Lyon. Diplômé D’Esmod, je vis actuellement sur Paris ou je fais ce qu’il me plait tous les  jours.

    Des rêves et des projets plein la tête.
    A l’heure actuelle d’aujourd’hui, nous préparons avec mon associée Mathilde Allemoz, un concours.

    2/ Parle nous de ta collection :

     Ma collection parle d’une éventuelle catastrophe nucléaire, en rendant hommage à tous les employés qui sont sur le terrain. Dans une vision contemporaine et futuriste, tout en utilisant des matières techniques. J’utilise ces matières pour le confort qu’elles procurent, la visibilité et la protection.

     

    Interview Arnaud Poujol

     

    Questionnaire de Proust :

    1.   1. Un mot pour vous décrire : Paradoxal

    2.   2. Votre voyage le plus marquant : La Grèce

    3.   3. Une couleur : le marine

    4.   4. Une source d’inspiration : Mathilde

    5.   5. Votre plus grande utopie : Être heureux (cela peut paraitre égoïste mais en réalité tout le monde cherche à l’être.

    6.   6. Qu’évoque le mot frontière pour vous : L’intelligence de savoir quand il faut la franchir ou non

    7.   7. Qu’est ce qui vous plait le plus dans votre métier : la liberté qu’on se donne

    8.   8. Le pays où vous aimeriez vivre : En France

    9.   9. La création pour vous c’est : Un moyen d’expression « ouvrir la gueule, en la fermant »

    10. Une cause qui vous tient à cœur : L’égalité des sexes

    11. Un proverbe : « Viser la lune, pour un minimum décrocher une étoile ».

     

     

    Nous tenons à remercier Arnaud du moment qu’il nous a accordé et de nous prêter un de ses looks. Venez le retrouvez le 09 Octobre lors de l ‘exposition création créateurs, organisé dans le cadre du Colloque Mode et Frontières.

     

    Le Collectif.


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  • Arsène et Laurent

    « Redonner ses notes de noblesse au football », est le leitmotiv de ces deux jeunes créateurs souriants et passionnés. Mathieu Blasco se définit comme un cerveau super actif et Gabriella Ortiz Chavez comme une artiste compulsive. Tout est dans le détail, de la couleur d’un fil au choix des matières, cette collection tout en subtilité et élégance donne des allures vintage et nobles au vestiaires de ces messieurs. S’inspirant de Brummell et donnant à chaque pièce le nom d’un célèbre joueur du football d’antan, nous vous invitons à découvrir leur monde.

     

     

     

    Qui êtes-vous, pourquoi êtes vous devenue créatrice ?

     

    Deux parcours différents, deux nationalités différentes mais une seule et même envie : le désir d’entreprendre et d’avoir l’audace de dépasser les aprioris. Gabriella est une pétillante jeune femme mexicaine. Elle a fait son école de mode et a travaillé dans une boutique d’accessoires de mode au Mexique, avant de venir en France. Un master en marque de mode en poche et une collaboration avec M.Chaoul, la voilà prête à rencontrer son associé d’aujourd’hui ; Mathieu. Ce jeune homme à un profil commercial au départ. Diplômé de L’Idrac en management et entreprenariat, il s’est rapidement rendu compte qu’il voulait créer sa propre entreprise. Passionné de football, il s’est rendu compte que le marché ne proposait pas de vêtements inspirés de ce sport sans tomber dans une mode très street wear. Il avait envie d’une gamme noble, élégante pour un homme aussi bien dandy que supporter. C’est en cherchant un collaborateur que Gabriella est apparue comme celle correspondant parfaitement au poste ! Leurs deux Adn donnent naissance à leur marque Arsène et Laurent. Arsène pour le charismatique Arsène Lupin et Laurent pour Lucien Laurent, le premier butteur français du Mondial. « Laurent est celui qui, par son engagement, reste fidèle à la tradition, à l’héritage de ceux qui l’ont précédé. Arsène est un héro qui sait s’affranchir des règles pour inventer son propre monde, un monde où l’élégance, la finesse et l’originalité priment. »  

     

     

    Pouvez-vous nous parler de votre collection ?                                                                                                         

     

    Notre marque est en adéquation avec les anciennes valeurs footballistiques en naviguant entre tradition française et renouveau. Nous nous sommes inspirés des  prémisses du football : à la fois les photos d’avant match où les joueurs apparaissaient encore en costume mais aussi des supporters coiffés de chapeaux melons et élégamment vêtus. La volonté de cette jeune Start up est de s’adresser à un public large : tout homme peut porter la collection. Si ce dernier aime une mode raffinée aux accents vintages, les polos et chemises élégantes, ce vestiaire saura le satisfaire pleinement !

     

    L’accent est mis sur les détails pour garantir la qualité et la durabilité des vêtements. Les polos sont 100% Made In France, la confection est faite à Rouanne. Ils ont opté pour une confection française et européenne à la fois pour le respect du savoir faire et pour un contrôle de la production et de responsabilité sociétale.  

    Chaque vêtement à un nom de joueur : Fontaine ou encore Kopa. Un clin d’œil et un hommage pour les passionnés !

     

    Interview Arsène et LaurentInterview Arsène et Laurent

     

    Questionnaire de Proust

    1/ Un mot pour vous décrire :

    Elle et lui : passionnés       

    2/ Votre voyage le plus marquant :

     Elle : France

     Lui : Canada

    3/ La couleur que vous aimez :      

    Lui et elle : Bleu

    4/ L’artiste qui vous inspire le plus :

     Elle : Brummell 

     Lui : tout est source d’inspiration

    5/ Le pays ou vous aimeriez vivre :

     Elle : Mexique

     Lui : La France mais sans son gouvernement

     6/ Ce que vous aimez le plus dans votre métier :

     Elle : Diversité et entreprendre

     Lui : Liberté 

    7/ Votre plus grande utopie :           

     Elle : Un monde sans guerre, un air respirable et de l’eau potable pour tous.

     Lui : Vivre en harmonie avec la nature

    8/ Qu’évoque le mot frontière pour vous : On a envie de casser les frontières, de les traverser.

    9/ La création pour vous c’est :

      Elle : inspiration

      Lui :   liberté 

    10/ Une cause qui vous tient à cœur :

    La qualité et la durabilité contre une consommation qui détruit aujourd’hui et les conséquences de la Fast Fashion

    11/ Un proverbe :

    Elle : « Pour être irremplaçable, il faut être différente »
Coco Chanel 

    Lui : Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais, O. Wilde

     

    Nous souhaitons remercier Gabriella et Mathieu de nous avoir donné de leur temps et d'avoir accepté de partager avec nous leurs passions. Nous vous donnons rendez-vous le 9 octobre à l'Université Lumière Lyon 2 lors du Colloque Mode et Frontières pour découvrir leur univers !

     

    Le Collectif

     


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